Un mois...

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Kirghizistan - Jalalabad
de francois, le 11-09-2007

Un mois...

L’air de rien un mois est déjà passé.
Excitation du départ, expectative de l’arrive a Bishkek, vif du sujet dans les rudes Tian Shan, douceur des abricotiers d’Issy Kul et d’un cocon familial, lumières de Song Kul, Kysyl Oi…

Le Kyrghyzstan qu’on s’était imagine? Certainement.
Fondations soviétiques encore pressentes et certainement indispensables avec ses évidents clichés positives et négatifs: bonne éducation, infrastructures bien reparties mais délabrées, chômage, vodka…
La nature? Grandiose! La montagnes sous toutes ses formes: vallées alpines verdoyantes, ou ocres et désertiques, hauts plateaux, collines… Les lacs ressemblent ici a des mers. Des animaux quasi-mythiques, vus (mouflon de Marco Polo, Gypaète barbu) ou a voir (loup, ours, panthère).

Reprenons en bref et chronologiquement.

Trois jours a Bishkek, capitale si boisée qu’elle ressemble a une foret.
Jonction en minibus jusqu’a Karakol près de la frontière chinoise. Nous restons 4 jours dans cette ville provinciale qui attend amorphe le retour des étudiants. Nous retrouvons la deux amies gapencaises et notre guide Aida.
Lundi 13 août. Partons pour les montagnes et la réserve de Sary Chat ou nous devons retrouver la finalement introuvable expédition française qui étudie la panthère des neiges. Nous restons finalement seuls sur cet immense plateau a 3800 mètres d’altitude entoure de montagnes glacées. Sur son territoire la panthère reste évidemment invisible. Seuls les mouflons de Marco Polo se montrent relativement coopératifs.
Les nuits sont glaciales et les jours hésitant entre la neige et le soleil.
Nous quittons la réserve par le Juukuchak pass (40021m) et sa calotte glaciaire a la seconde tentative puisqu’à la première l’orage nous a repousse. L’aventurière Suisse Ella Maillart empruntait ce col 75 ans avant nous…
Descente de deux jours le long d’une verdoyante vallée et baignade méritée dans Issy Kul, la “perle du Kyrghyzstan”: plus de 170 km de long et 70 de large (rien a voir avec Serre Ponçon ou Pareloup!).
Suivent trois jours de récupération chez la famille d’Aida. Maison entourée d’arbres fruitiers, le lac en dessous, des enfants, des grands-parents souriants, le bana (bain russse), le soleil… Pourquoi repartir?....
Minibus jusqu’a Bishkek pour passer a la banque. Taxi jusqu a Koshkor. Nous passons la soirée dans une guesthouse tenue par une association de femmes et avons la un premier aperçu de la “folklorisation” des modes de vie: plusieurs démonstrations par jour de l’artisanat local devant des groupes de touristes toujours identiques.
Trois heures de Lada Niva pour se rendre a Song Kul. Ce lac réputé pour sa lumière est un “must” vente par tous les guides. Cette vaste étendue d’eau entourée de prairies humides ( a 3000 m d’alt.) accueille de nombreuses familles et leurs troupeaux de Mai a Septembre (en moy. 10 chevaux, 7-8 vaches et une centaine de moutons). Une minorité a fait du tourisme un business. En trois jours nous ne rencontrons qu’un sympathique couple british et un groupe d’espagnols allonges.
Nous souhaitons relier Song Kul a Chayek par nos lents mais inébranlables pas. Nous estimons cette traverse entre 4 et 7 jours… Le choix de l’itinéraire est pour le moins… hasardeux, car les cartes sont au 1/200000 et les indications des kirghizs toujours contradictoires! Nous rappelant les paternels conseils nous optons finalement pour le chemin le plus sur.
Passage par une mine de charbon fantomatique et dérangeante, village amorphe et alcoolise. Les montagnes sont sèches et nous obligent a bien repérer les cours d’eau pérennes sur la carte.
De la poussière plein les chaussettes, les collines ressemblent a des dunes, pas d’ombre, un canal qui prive cette vallée de son eau pour l’amener aux hommes… Ca doit être ça le désert.
Kysyl Oi au centre du pays. Marilyne et Claire (les amies gapencaises!) ont passé la trois mois a développer le CBT (réseau de familles d’accueil). Cet improbable et insoupçonnable village de 1500 âmes est dissimule au Coeur du massif de Suusamir too le long de la Kokomeren River. On assiste Samedi 1 septembre a la rentrée scolaire. Uniformes blancs et noirs obligatoires. L’école a été refaite après le tremblement de terre de 1992 avec l’aide des suisses.
Ici aussi, on ressent l’appel des cimes. On fait deux rendos de trios jours. Pour la seconde, vers les lacs d’altitude (3000 m) on décide de faire l’ascension a… cheval (la fatigue est humaine!!).

Nous sommes aujourd’hui a Jalalabat, ville proche de l’Ouzbekistan. Le climat au sens large y est plus chaud… Demain nous rencontrons une dame qui travaille au développement du bio coton. Puis ce sera Osh, Arlanbop…etc…etc

Trois mois dans un si petit pays… Découverte les yeux écarquilles d’un autre monde parfois si éloigne, souvent si proche. Reste encore deux mois pour tenter de répondre a nos questions relatives a l’environnement et a toutes les autres…

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